Ingénieur polytechnicien et Télécom Paris, Guy Chesnot travaille chez Silicon Graphics France où il se consacre à l’étude des systèmes et logiciels de stockage de données. Il était auparavant chez Cray Research. Il donne également des cours d’architecture des ordinateurs et de conception des systèmes d’exploitation à l’université de Marne-la-Vallée, en 2e et 3e cycles, anime des séminaires sur le Big Data et est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Cloud computing, Big data, parallélisme, hadoop : stockage de données du futur ».
Alors que le salon du Big Data vient de s’achever, Guy Chesnot, expert de ce domaine et formateur Orsys, partage ses réflexions sur notre blog :
Pour beaucoup, la terminologie Big Data ne provient que d’une démarche purement marketing sans recouvrir aucune évolution scientifique ni technologique. Comment leur jeter la pierre puisque l’industrie informatique a pour habitude de recycler ses produits existants sous de nouveaux habits? Cependant, cette fois-ci, il s’agit d’une véritable rupture qui est issue d’un changement principalement quantitatif.
Big Data : un concept de double nature
Le terme « Big Data » couvre à la fois un aspect quantité – de volumétrie, de vitesse d’arrivée des données et de multiplicité des types de données numériques – et un aspect algorithmique : comment retirer des informations de valeur de cette masse de données ? Or une évolution quantitative de grande ampleur entraîne une évolution qualitative. Les méthodes utilisées pour enregistrer les données, les stocker, y accéder et les conserver dans le temps doivent changer au-delà de certaines quantités. De même, les mécanismes et algorithmes d’analyse des données ne sont pas indépendants des volumétries traitées. lire la suite







