La France et ses investissements numériques pour les 5 prochaines années

Depuis 1995, le ministère de l’Industrie publie tous les 5 ans une étude destinée à identifier les technologies clés qui contribueront au développement de la France sur un horizon de 5 à 10 ans.
Pour la quatrième édition intitulée “Technologies Clés 2015” et publiée en mars dernier, l’enquête réalisée auprès de 250 experts a été menée pendant l’année 2010.

 

 

Selon le rapport, le paysage du secteur des TIC devrait s’inscrire à l’horizon 2015-2020 dans un contexte de nouvelles infrastructures plus performantes avec notamment :

- des composants électroniques de petite taille supportant des capacités de calcul plus importantes ;
– une connectivité Internet très haut débit sans couture et nomade dans les grandes villes et au-delà, profitant des technologies électroniques de base (nano, opto, etc.) ;
– des réseaux tout IP permettant de réduire les coûts et offrant des performances accrues ;
– une plus grande efficacité énergétique des composants, systèmes et réseaux, permettant un développement optimisant les consommations de ressources ;
– une informatique de plus en plus ouverte et de plus en plus en mode « nuage » ;
– une proximité très forte avec les métiers à mesure que les TIC deviennent de plus en plus critiques dans leur fonctionnement. 

Le rapport admet que, dans ce contexte, la France doit miser sur ses centres informatiques industrialisés (type informatique en nuages), pour éviter que ces travaux ne se délocalisent.

Quelques préconisations pour le secteur des TIC

Pour mieux développer ce secteur, le rapport préconise :

– d’amplifier les politiques d’aides publiques ciblées sur les technologies clés des TIC, notamment celles présentant un fort caractère générique.
– le développement de standards de droit ou de fait, voire d’interopérabilité. L’existence de standards permet un développement plus rapide et moins coûteux de nouvelles solutions et technologies construites à partir des technologies standardisées.
– une amélioration de la régulation des données pour assurer un bon niveau de sécurité et de confiance numérique, levant ainsi les freins au développement des usages par les entreprises et les particuliers.
– le développement d’approches mutualisées pour partager les coûts et les risques (co-innovation) sur des infrastructures très coûteuses (haut débit, numérisation de contenus, calcul intensif, informatique en nuages, usines de composants, etc.), et l’apport éventuel de financements publics pour lever certaines des contraintes financières associées.
– favoriser la coordination entre les différents segments des TIC, parfois trop faible alors que la convergence numérique est au coeur des nouveaux produits et services. L’interdisciplinarité doit être encouragée avec l’intégration de compétences non TIC (santé, énergie, etc.).
– aider les PME à s’informatiser d’avantage pour gagner en productivité, améliorer leurs liens avec la recherche publique.
– réserver une partie plus importante des commandes publiques aux start-ups.
– miser sur la formation, en incluant des disciplines connexes mais critiques afin de faire émerger des entreprises fiables : marketing, juridique, ventes…

Nous en resterons ici sur les conclusions du rapport (qui fait plus de 300 pages). Ces orientations donnent un premier aperçu des politiques publiques concernant notre secteur, mais nous reviendrons plus longuement sur quelques unes des technologies clés identifiées (avec notamment le cloud, les technologies réseaux et la sécurité).

 

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