L’usine du futur est déjà là

Par la Rédaction ORSYS

Fini les clichés à la Germinal. Une usine serait forcément sale, bruyante, dangereuse et le travail pénible et répétitif. Ce n’est plus vrai.

Pour renforcer l’attractivité de ses métiers, la Fédération des Industries Mécaniques a d’ailleurs mis en scène de jeunes professionnels épanouis dans une série de vidéos sur YouTube.

La modernisation des lignes de production a, de fait, redonné à l’homme le rôle qu’il n’aurait jamais dû quitter. Alors qu’il a longtemps été asservi à la machine c’est aujourd’hui la machine qui se met à son service lui permettant d’exercer des tâches plus valorisantes.

Le robot est même devenu un collègue. Avec la cobotique – mot associant « collaboration » et « robotique » – il partage le même espace que l’homme et effectue à sa place les tâches difficiles ou ingrates. L’homme est, lui, augmenté. Chaussé de lunettes connectées, il voit en surimpression l’endroit exact où il doit poser la pièce à visser sans encombrer ses mains d’un quelconque plan.

La 4ème révolution industrielle

Un scénario de science-fiction ? Non, le quotidien pour un nombre croissant de sites industriels. Et encore la robotique et la réalité augmentée ne sont que deux briques de ce qu’on appelle l’usine du futur ou, outre-Rhin, Industrie 4.0. Sous-entendant que le numérique, avec l’apport de l’impression 3D, l’internet des Objets ou du Big Data, constitue la 4ème révolution industrielle après celles provoquées par l’apport de la machine à vapeur, de l’électricité et de l’informatique.

En changeant radicalement la façon de concevoir, de produire et de maintenir, les industriels font le pari de pouvoir monter les cadences tout en réduisant les coûts de fabrication. Un enjeu de productivité pour la réindustrialisation de notre tissu économique.

Paradoxalement, la multiplication des robots ne supprimerait pas d’emplois mais permettrait de relocaliser des sites de production qui étaient partis sous d’autres latitudes, en Asie du Sud-Est ou en Afrique du Nord.

Lancé en avril 2015, le plan « industrie du futur » fait partie de la Nouvelle France industrielle (NFI), le programme de développement du Gouvernement. 3 400 entreprises ont déjà bénéficié d’aides financières.

Les grandes entreprises montrent le chemin. Airbus, Michelin, Faurecia, Total, Air Liquide, Safran… Toutes ont lancé un programme de « digital factory » dont certains sont très ambitieux comme on peut le voir dans cette vidéo de Peugeot PSA où la production est intégrée aux processus de vente et de relation client. Dès qu’un client a passé commande d’un véhicule, l’ordre de fabrication est déclenché et ses souhaits de « customisation » exaucés.

« Imprimer » de petites séries personnalisées

Cette personnalisation, on la doit à l’impression 3D. Rebaptisée fabrication additive dans l’industrie, elle change complètement le modèle économique qui, sur le principe du Fordisme, consiste à fabriquer en masse des produits standardisés pour réaliser des économies d’échelle.

Il est possible maintenant d’imprimer des pièces à l’unité ou en petites séries à des coûts voisins. Des pièces personnalisées ou complexes que les techniques traditionnelles d’usinage n’autorisent pas.

L’usine du futur est aussi data driven. Alors que l’informatisation s’arrêtait aux postes de CAO/DAO des bureaux d’études, tout le cycle de vie d’un produit peut aujourd’hui être digitalisé, de la maquette numérique à la logistique en passant par les process de production.

IoT + Big Data, le couple gagnant

Cette immersion digitale, on la doit à l’association de l’internet des objets et du Big Data. Une myriade de capteurs mesurant la température, l’humidité ou la pression vont remonter un flux de données dont les technologies du Big Data assurent le traitement et l’analyse.

Par la connaissance en temps réel de l’état de santé d’un équipement, il s’agit d’optimiser sa performance et d’allonger sa durée en choisissant les meilleurs paramètres de fonctionnement mais aussi de prévenir les pannes. En plaçant des caméras couplées à la reconnaissance de forme, on peut améliorer le suivi qualité en détectant automatiquement des anomalies sur une ligne de production.

Bien sûr, cette numérisation de l’appareil productif et son ouverture au monde extérieur pose des questions de sécurité. Une préoccupation à laquelle les industriels n’étaient pas habitués. En 2014, la cyber-attaque baptisée « Heartbleed » avait visé une aciérie allemande. En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a publié un guide dédié à la protection des systèmes industriels.

 

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Commentaires

2 réponses à L’usine du futur est déjà là

  1. Salma dit :

    Merci pour ces informations!!!

  2. Ping : Ce que nous réserve la 5G - Les carnets d'ORSYS

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