Archives de catégorie : Bases de données

Avec le BIM, le bâtiment entre enfin dans l’ère du numérique

C’est un vrai BIM bang ! Le concept de modélisation des données du bâtiment ou Building Information Modeling (BIM) modifie en profondeur la façon de concevoir et de construire des bâtiments. Cette plateforme numérique contient toutes les caractéristiques physiques, techniques et fonctionnelles de l’édifice.

Architecte, maître d’œuvre, gestionnaire de patrimoine, client final… Chaque intervenant partage la même vision de l’ouvrage, de sa conception à son exploitation « Cette vision collaborative de la maquette 3D permet de réduire les coûts liés à construction mais surtout à la gestion et à l’entretien du bâtiment, le poste de dépense souvent le plus élevé », note Haïssem Ben Achour*, consultant CAO/DAO/PAO et formateur chez ORSYS. lire la suite

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Tendances Nouvelles Technologies Numériques 2016-2017

couv informatique 2016-2017
A l’occasion de la sortie de son catalogue de formations aux nouvelles technologies numériques, ORSYS vous propose, comme chaque année, une revue des tendances qui marquent ou vont marquer ce domaine.

 

Quatre lignes se dessinent :

Les thématiques liées à la transformation digitale qui impacte particulièrement le domaine du management des Systèmes d’Information, ainsi le bi-pôle traditionnel Etudes-Exploitation s’efface et fait émerger une nouvelle fonction clé, le Business Relationship Manager, de même pour les directions marketing, communication, études et informatique, la digitalisation croissante de la relation client rend désormais incontournable un pilotage efficace de la mesure et de la data sur Internet, d’où l’importance du digital analytics. N’oublions pas la question clé de la cybersécurité avec notamment, la certification ISO 27032. Et enfin, et pour ne citer que quelques exemples parmi une offre très riche, les aspects juridiques de cette transition numérique. lire la suite

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DevOps, un préalable à toute transformation numérique

devops

En faisant travailler de concert les équipes de développement et de production, DevOps vise à raccourcir les délais de livraison. Une approche qui rend les organisations plus agiles face aux nouveaux enjeux du numérique.

Même s’ils évoluent au sein de la même DSI, développeurs et responsables d’exploitation ont des intérêts contradictoires. Les premiers s’emploient à faire évoluer le système d’information et les seconds à le maintenir stable. Issus d’univers différents, ils travaillent généralement chacun dans leur coin, communiquant entre eux le moins possible. lire la suite

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Le Big Data sur la voie de la maturité

BigData

Le congrès Big Data Paris qui s’est tenu les 7 et 8 mars derniers a permis de faire le point sur les solutions et les usages en matière de traitement et d’analyse en masse de données. Finie la période du battage médiatique et de la confusion autour du Big Data, cette cinquième édition a permis de montrer un marché plus mûr que ce soit en termes d’offre ou de retours d’expérience.

L’ère des POC (Proof Of Concept) a, de fait, laissé place à de vraies études de cas. Rexel, Seb, TF1 Publicité, la SNCF, Allianz, Carrefour, Randstad, Société Générale Corporate Investment Banking (SG CIB) ou ERDF sont ainsi venus témoigner au congrès parisien des apports du big data dans leurs activités respectives. lire la suite

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Oracle 12c : une révolution ?

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Par Razvan Bizoï**

Fort attendue par les développeurs, la version 12c d’Oracle apporte plus de 500 nouveautés. Si certaines, mineures, ne transforment pas radicalement le monde des bases de données, d’autres offrent leur lot de changements. Razvan Bizoï, consultant senior spécialisé dans l’audit, l’optimisation et l’architecture des bases de données Oracle, répond à nos questions.

Toutes les nouveautés se valent-elles pour cette version d’Oracle ?

Non, mais certaines – si l’on veut parodier une phrase désormais célèbre – représentent une « vraie révolution ». La pièce maîtresse de cette nouvelle architecture est ce que j’appelle « l’architecture ouverte mutualisée ». Oracle passe d’une architecture monobase de données, au Multitenant container database (CDB) qui permet de fusionner plusieurs bases de données en une seule, accessible via une instance unique. Rappelons qu’avec la version précédente, réunir ces bases sous un même serveur pouvait créer des conflits d’accès aux données.

Or, aujourd’hui, ces bases sont considérées comme totalement indépendantes, chacune disposant de son propre dictionnaire de données : on peut donc héberger sur les mêmes serveurs deux sociétés aux activités similaires sans que cela ne pose de problème de sécurité.

Une avancée pour les administrateurs ?

Tout à fait. Mutualiser à l’intérieur d’une base centralisée permet à l’administrateur de gagner en performance, puisqu’il s’agit de gérer une base de données globale, même si plusieurs bases sont stockées à l’intérieur du container. L’administrateur n’administre qu’une seule base, fait des sauvegardes centralisées de plusieurs bases à la fois, et effectue leur migration l’une après l’autre ou de façon totalement indépendante… Cette notion de centralisation et de consolidation des bases est particulièrement utile lors de l’application des patchs Oracle : un seul clic suffit pour N machines.

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Autre intérêt de cette architecture : on peut mutualiser dans la même base, différents métiers comme la production, la comptabilité, la gestion commerciale… sans possibilité d’accès aux données commerciales pour la production, ou à la comptabilité, etc. Cette architecture offre l’opportunité d’effectuer des opérations totalement distinctes : les DBA* peuvent se centrer sur l’administration et disposer de bases de données qui se gèrent chacune différemment : je peux arrêter la comptabilité car j’ai un traitement plus lourd à lancer par la suite, etc.

Parlez-nous du déplacement de datafile…

C’est en effet une fonctionnalité très pratique : avec la 12c, selon les charges constatées sur la base, vous avez la possibilité de déplacer les fichiers de données d’un emplacement vers un autre.

Imaginons qu’on est à l’étroit sur le stockage actuel, on peut prendre un nouvel espace de stockage et commencer à y déplacer les données. Si un fichier n’a pas été lu depuis six mois, on peut le transférer sur un espace de stockage moins onéreux. Une opération qui peut être également effectuée au niveau des tables et des partitions des tables.

Il est aussi possible de créer une carte des charges au niveau de la base, où l’on va définir des règles qui vont répertorier les charges inhérentes aux différents objets, sur telle table ou telle table space. On peut ainsi décrire les règles automatiques qui s’exécutent à chaud sur la base.

Cette fonctionnalité évite la fenêtre de maintenance. Elle permet en outre de déplacer des parties de la base moins utilisées afin qu’elles ne nous encombrent pas pour les interrogations futures.

D’autres nouveautés majeures ?

L’optimiseur des requêtes SQL a considérablement évolué. Volumétries des différentes tables, des différentes versions… toutes ces informations sont stockées dans les statistiques des différents objets. L’optimiseur tient ensuite compte de ces informations lors des requêtes.

En ce qui concerne les tables, le partitionnement a de nouveau été développé. La syntaxe de compression a été modifiée : on a la possibilité désormais de faire des compressions à chaud au niveau des tables. Par exemple, on peut décider de compresser une partie de table qui n’a pas été lue ou mise à jour depuis trois mois.

Enfin, le référentiel de diagnostic, qui retrace l’activité sur les serveurs, a été amélioré : on a désormais la possibilité de consolider ou de traiter en réseau ce référentiel.

Oracle4Dans l’outil SQL Développeur, un module DBA a été introduit : il reprend toutes ces fonctionnalités qui étaient avant dans la console locale. SQLCL (comme command line), qui ne nécessite aucune installation sur les postes, s’appuie sur le module SQL Développeur, mais seulement pour des lignes de commande.

Cet outil permet notamment de voir au niveau des tables quels sont les index… simplement en interrogeant les informations sur les tables.

En résumé ?

Oracle travaille sur plusieurs axes. Le premier répond au fait que nous ayons de plus en plus de données dans les bases. Les objets permettent de traiter ces données vraiment facilement et le partitionnement des tables, des index… s’est considérablement amélioré avec cette version.

Le deuxième axe touche l’évolution liée aux données. On peut travailler sur la même base simultanément pour l’analyse et l’alimentation des données. Imaginons un magasin où la quasi-totalité des vendeurs, dotés de terminaux, alimenteraient la base de données. Les commerciaux veulent voir en même temps comment les vendeurs travaillent afin d’analyser les ventes en temps réel. Cette analyse posait problème sur les versions antérieures. Désormais, les calculs statistiques sont effectués colonne par colonne (sommes, moyennes, min, max…) ; la base traite le tout au niveau de l’enregistrement. Dans notre exemple, avec une analyse colonne par colonne, on va pouvoir regarder les chiffres d’affaires, le nombre de ventes réalisées, etc.

Avec In-Memory, introduit avec la version 12, on peut aussi stocker dans la mémoire un cache par colonne. Dans ce cas, tout ce qui est calcul statistique va être effectué beaucoup plus rapidement, et sans impacter les performances de toute la partie transactionnelle. Ce positionnement sur le décisionnel est une nouvelle direction pour Oracle.

Le troisième axe de travail concerne la sécurité d’accès tant d’un point de vue accès aux données qu’à l’intérieur de la base. Dans le ce cas de l’architecture mutualisée, si une base de données devient inaccessible, un mécanisme permet de récupérer uniquement cette base et de retrouver les éléments de la base de données initiale. De plus, les dictionnaires de données de chacune des bases ont été bien séparés grâce à l’architecture mutualisée.

Oracle1Concernant la sécurité des données, l’outil RMAN, outil de sauvegarde standard dans toute version d’Oracle, a été bien amélioré dans cette version. Il permet d’exécuter directement des scripts SQL dans l’outil, ce qui n’était pas possible avant. Des privilèges au niveau du système d’exploitation ont été mis en place, donnant la possibilité à un ingénieur système de sauvegarder, restaurer la base de données sans pour autant avoir accès à la base en elle-même.

Dans ce cas, l’architecture mutualisée est tout à fait adaptée au transport de volumétries importantes d’une base vers une autre. Le temps de traitement, de transport des données, est très efficient. On gagne en temps de manipulation, de maintenance de la base…

Oracle 12 ne présenterait-il que des avantages ?

Il existe toutefois quelques bémols, car une partie de l’architecture n’a pas été décentralisée. C’est le cas, notamment, de la journalisation et de la gestion de segments d’annulation… On peut donc perdre en performance : cela nécessite bien entendu une grande attention d’un point de vue administration.

De plus, on retrouve dans la version 12 la politique d’Oracle qui, avec ces trois licences – standard one, standard, enterprise –, ne permet d’accéder au meilleur qu’en optant pour une licence enterprise. C’est, sans nul doute, un frein à l’implémentation dans les entreprises de taille moyenne…

*Database administrator (DBA), administrateur de base de données

 

BIZOI2**Razvan Bizoï, ingénieur de l’Institut polytechnique de Bucarest, est consultant senior spécialisé dans l’audit, l’optimisation et l’architecture des bases de données Oracle et la mise en œuvre des systèmes décisionnels.

Il est auteur de treize ouvrages sur Oracle et animateur de l’ensemble des formations de la filière Oracle chez Orsys.

 

 

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