L’Eldorado du NoSQL

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Orsys a interrogé Rudi Bruchez, expert SQL et formateur Orsys, sur la mode du NoSQL :  

 

« Les bases de données NoSQL : Comprendre et mettre en œuvre », est le premier livre en français traitant de ce mouvement né il y a maintenant une dizaine d’années et qui agite le monde des bases de données, depuis les États-Unis mais avec des vagues de plus en plus perceptibles en Europe et en France. J’ai eu envie d’écrire ce livre non seulement pour formaliser mon approche des différents types de moteurs NoSQL, pour clarifier leurs choix techniques mais aussi pour permettre aux informaticiens et aux décideurs de baser leurs choix sur des faits plutôt que des opinions.

Les choix logiciels sont-ils rationnels ?

En effet, l’apparition de nouvelles technologies dans le monde informatique pose souvent des problèmes de rationalité. Sur quoi base-t-on le choix d’une technologie pour développer un logiciel ou un outil interne en entreprise ? Théoriquement, sur des faits avérés, des tests minutieux et des arguments solides. Dans la pratique, pourtant, les choix sont souvent motivés par tout autre chose : les goûts personnels des décideurs, des articles écrits par des auteurs un peu polémiques (comme celui-ci par exemple ?), des on-dit, l’attrait de la nouveauté, bref des non-critères qui ne garantissent pas la qualité ou l’adéquation d’une technologie aux problèmes de l’entreprise. Cela a souvent été le cas dans l’histoire de l’informatique, par exemple pour le XML, le langage Java, le framework .NET, les ORM (les outils de mapping relationnel-objet) et maintenant les moteurs de bases de données. lire la suite

Big Data : orgueil et préjugés

Ingénieur polytechnicien et Télécom Paris, Guy Chesnot travaille chez Silicon Graphics France où il se consacre à l’étude des systèmes et logiciels de stockage de données. Il était auparavant chez Cray Research. Il donne également des cours d’architecture des ordinateurs et de conception des systèmes d’exploitation à l’université de Marne-la-Vallée, en 2e et 3e cycles, anime des séminaires sur le Big Data et est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Cloud computing, Big data, parallélisme, hadoop : stockage de données du futur ».


Alors que le salon du Big Data vient de s’achever, Guy Chesnot, expert de ce domaine et formateur Orsys,  partage ses réflexions sur notre blog :

Pour beaucoup, la terminologie Big Data ne provient que d’une démarche purement marketing sans recouvrir aucune évolution scientifique ni technologique. Comment leur jeter la pierre puisque l’industrie informatique a pour habitude de recycler ses produits existants sous de nouveaux habits? Cependant, cette fois-ci, il s’agit d’une véritable rupture qui est issue d’un changement principalement quantitatif.

Big Data : un concept de double nature

Le terme « Big Data » couvre à la fois un aspect quantité – de volumétrie, de vitesse d’arrivée des données et de multiplicité des types de données numériques – et un aspect algorithmique : comment retirer des informations de valeur de cette masse de données ? Or une évolution quantitative de grande ampleur entraîne une évolution qualitative. Les méthodes utilisées pour enregistrer les données, les stocker, y accéder  et les conserver dans le temps doivent changer au-delà de certaines quantités. De même, les mécanismes et algorithmes d’analyse des données ne sont pas indépendants des volumétries traitées. lire la suite

PHP, un langage pas comme les autres ?

Alors qu’une actualisation de la version 5 PHP est prévue courant avril 2013, Xavier Braive, développeur et formateur Orsys nous fait un point sur ce langage :

Qu’est-ce que le PHP ?

PHP (Hypertext Preprocessor) est un langage informatique qui permet d’automatiser des pages Internet, autrement dit de les fabriquer à chaque fois qu’elles sont demandées. En d’autres termes, quand l’internaute va sur un site , qu’il essaye d’accéder à une page, celle-ci est créée par un intégrateur HTML ; elle est statique. Ce que peut faire PHP, c’est la construire à chaque fois qu’on y accède. Cela permet d’avoir des pages différentes en fonction de certains critères. Par exemple, quand l’internaute fait une recherche sur Google, il envoie une demande et reçoit en retour une page qui ne peut être fabriquée ni  à l’avance, ni dynamiquement sans l’aide d’un langage tel que le PHP. L’autre intérêt de ces langages côté serveur est qu’ils peuvent se connecter à des bases de données comme MySQL ou Oracle. Un tiers des sites dans le monde est développé avec PHP, Facebook, Yahoo ou encore MediaWiki par exemple. Les concurrents sont ASP, C#, Java, Ruby.

Les raisons du succès de PHP ?

PHP est un langage ayant une approche facile, intuitive et simplifiée par rapport aux autres précités, les bases s’apprennent rapidement et un résultat concret est vite obtenu. Pour prototyper des applications, commencer des sites web, cela ne requiert pas des connaissances informatiques étendues. L’autre raison de son succès, est son évolution constante, il propose beaucoup de possibilités : se connecter à n’importe quelle base de données ou faire du traitement d’image (redimensionnement, modification des fichiers image, optimisation pour mettre l’image en pièce jointe…). Il s’agit donc d’un langage simple, complet et adapté aux utilisations complexes actuelles. lire la suite

De retour du Mobile World Congress 2013 : quoi de neuf pour le marketing et la publicité mobiles ?

Yannick Delsahut est consultant et formateur sur l’intégration des nouvelles technologies depuis plus de 10 ans. Il a une très forte expérience de l’industrie bancaire du fait de quatre années passées en tant que manager e-business et innovation à la Caisse des Dépôts. Parallèlement à cette fonction, il animait déjà des séminaires pour Orsys sur les enjeux des nouvelles technologies: évolution et rôle stratégique des systèmes d’information, architectures, sécurité, technologies innovantes… Sur tous les fronts, il partage avec nous ses impressions sur le MWC 2013 qui vient de s’achever :

Comme tous les ans, le petit monde des services et équipements mobiles s’est retrouvé à Barcelone pour 4 jours d’annonces, de découvertes, de rendez-vous d’affaires et, espérons, de nouvelles.

Quatre points sont à retenir : la généralisation du NFC, l’apparition massive des techniques d’achats en temps réel et d’utilisation des datas, l’ultra-spécialisation des régies et enfin la prise en compte des tablettes en tant que marché spécifique. lire la suite

IPv6 : l’année de tous les espoirs

 

Pierre Mondain-Monval est consultant-formateur chez ORSYS. Docteur en informatique, il est consultant expert en réseaux et systèmes pour de grandes entreprises depuis plus de 20 ans. Formateur en architecture de réseaux depuis la fin des années 80, il anime avec passion des groupes de discussion sur ce sujet.

 

Etre prêt pour le protocole IPv6, on en parle depuis 1996, date des publications des premières RFC (Requests For Comments).  Depuis, on n’a jamais vu un problème urgent autant retardé.

Pourtant le sujet est bouillant…

Capacité d’adressage

L’épuisement des adresses IPv4 est devenu aujourd’hui une réalité cruelle, bien que retardée par l’utilisation des adresses privées et des techniques de traduction d’adresses. Les 3,5 milliards d’adresses IPv4 disponibles pour Internet sont clairement insuffisantes.

Ordinateurs portables,  smartphones  et tablettes, équipements ludiques ou domotiques : chaque foyer devient potentiellement un « réseau de réseaux » que l’on peut vouloir rendre accessible simplement et directement. Il se vend plus d’un milliard de téléphones portables par an, dont la moitié de smartphones. Le village global n’a jamais été aussi réel.

Il est donc logique que face à l’accroissement de la population mondiale et à l’explosion des connexions à Internet, la capacité d’adressage d’IPv6 (32 milliards de milliards de milliards de milliards d’adresses publiques pour Internet) devienne essentielle.

Paradoxalement, c’est la représentation des longues adresses IPv6 (16 octets) qui effraie le plus les utilisateurs. Pourquoi ce paradoxe?  Les adresses IPv6 sont beaucoup plus longues et donc difficiles à mémoriser ; ce qui est un atout (capacité d’adressage) devient un défaut (représentation compliquée).

Autres atouts

Développé à la lumière des enseignements issus de la mise en œuvre de IPv4, IPv6 présente d’autres atouts : plusieurs techniques d’auto configuration, gestion plus efficace de la qualité de service, performances potentiellement plus élevées, et une plus grande simplicité conceptuelle. lire la suite