Archives par mot-clef : infrastructure

BRM, la courroie de transmission entre la DSI et les métiers

Avec la révolution numérique en cours, les entreprises traditionnelles basculent dans un nouveau monde mené par de nouveaux acteurs, les GAFA, Airbnb et autres Uber… Leur existence même est parfois remise en cause. Cette transformation spectaculaire change les rapports de la DSI à son organisation.

La DSI était jusqu’ici trop souvent « technocentrée », soit par nécessité compte tenu de la complexité croissante des systèmes informatiques, soit parce que l’entreprise l’avait cantonnée à un rôle purement technique.

Le Cloud la libère d’un certain nombre de contraintes. Jusqu’ici statique, l’infrastructure devient dynamique et programmable, capable de s’adapter de manière instantanée à la charge de travail. Ce changement de paradigme permet aux DSI de se focaliser sur l’optimisation des services et non plus sur le hardware. lire la suite

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Tous virtualisés !

La virtualisation des serveurs, on connaît. L’étape suivante ? La virtualisation du poste de travail. Sébastien Moinet, directeur des opérations OpTeams et formateur sur les solutions VMWare pour Orsys, répond à nos questions.

La virtualisation des postes de travail, en clair ?

Il s’agit de transférer les ressources des utilisateurs – applications, données… – sur serveur. Le poste de l’utilisateur, lui, est réduit au minimum. On revient quasiment aux postes d’antan : pas de disque dur, mais un écran, un boîtier, un clavier. L’utilisateur n’est plus dépendant d’un matériel de bureau : il retrouve son environnement bureautique, quel que soit le terminal, par simple branchement de trois câbles.

Quels en sont les avantages ?

Ils sont nombreux. Le premier est sans doute la réactivité : le temps de déploiement d’un poste est réduit. La mise à jour des systèmes est accélérée puisqu’elle est implémentée en une seule fois. Les coûts de maintenance informatique sont considérablement rationalisés : le poste est en panne ? Il suffit de passer à une nouvelle station de travail, de brancher quelques câbles et l’utilisateur peut continuer à travailler. La virtualisation des postes va d’ailleurs considérablement modifier le poste de technicien PC… De manière générale, l’utilisateur y retrouve son compte puisqu’il n’est pas dépendant d’un matériel de bureau : où qu’il soit, il retrouve son environnement de travail.

Et la sécurité ?

Il faut prendre conscience qu’ici les sauvegardes « locales » n’existent plus. Les clés USB, disques de stockage, ordinateurs portables… peuvent disparaître facilement. Les applications et les données de l’utilisateur sont stockées non plus sur un matériel, mais sur un serveur sécurisé. Si l’utilisateur se fait voler son poste nomade, ses données, elles, resteront à l’abri.

En parallèle, en cas de sinistre, le plan de reprise d’activité est simple avec la virtualisation. Et puis la virtualisation pallie les oublis de sauvegardes… Un incendie détruit l’entreprise : elle peut continuer son activité sans perdre de temps puisque ses données sont accessibles et à jour.

La virtualisation des postes de travail concerne-t-elle uniquement les grosses entreprises ?

Non, pas du tout. On estime que 90 à 95 % des entreprises peuvent être concernées. Chez Opteams, nous travaillons autant sur des structures de trente postes que sur celles dotées de milliers de postes. Si la démarche de virtualisation des serveurs a été évidente pour un grand nombre d’entreprises, elle l’est moins pour les postes de travail. Cela est un peu plus complexe d’un point de vue organisationnel et gestion du changement culturel, car cela touche l’utilisateur. De même, les entreprises ont des difficultés à évaluer le ROI (retour sur investissement). Tout dépend, en effet, des coûts d’infrastructure, de déploiement… De plus, on assiste à une baisse des prix des PC. Pour passer à l’acte, elles doivent faire une évaluation des gains. Mais « pour chaque euro investi dans un PC, les entreprises dépensent en moyenne trois fois plus pour sa gestion* ».

Et après ?

Ce phénomène qui prend de l’ampleur poursuit la logique de mobilité que l’on retrouve également à travers la tendance BYOD (Bring Your Own Device). Il faut néanmoins prendre en compte la problématique des données stockées sur les terminaux personnels. Et puis, aujourd’hui, on parle déjà de la virtualisation des téléphones mobiles… Un marché qui va de plus en plus vite.

*Source : Forrester Research

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IPv6 : l’année de tous les espoirs

 

Pierre Mondain-Monval est consultant-formateur chez ORSYS. Docteur en informatique, il est consultant expert en réseaux et systèmes pour de grandes entreprises depuis plus de 20 ans. Formateur en architecture de réseaux depuis la fin des années 80, il anime avec passion des groupes de discussion sur ce sujet.

 

Etre prêt pour le protocole IPv6, on en parle depuis 1996, date des publications des premières RFC (Requests For Comments).  Depuis, on n’a jamais vu un problème urgent autant retardé.

Pourtant le sujet est bouillant…

Capacité d’adressage

L’épuisement des adresses IPv4 est devenu aujourd’hui une réalité cruelle, bien que retardée par l’utilisation des adresses privées et des techniques de traduction d’adresses. Les 3,5 milliards d’adresses IPv4 disponibles pour Internet sont clairement insuffisantes.

Ordinateurs portables,  smartphones  et tablettes, équipements ludiques ou domotiques : chaque foyer devient potentiellement un « réseau de réseaux » que l’on peut vouloir rendre accessible simplement et directement. Il se vend plus d’un milliard de téléphones portables par an, dont la moitié de smartphones. Le village global n’a jamais été aussi réel.

Il est donc logique que face à l’accroissement de la population mondiale et à l’explosion des connexions à Internet, la capacité d’adressage d’IPv6 (32 milliards de milliards de milliards de milliards d’adresses publiques pour Internet) devienne essentielle.

Paradoxalement, c’est la représentation des longues adresses IPv6 (16 octets) qui effraie le plus les utilisateurs. Pourquoi ce paradoxe?  Les adresses IPv6 sont beaucoup plus longues et donc difficiles à mémoriser ; ce qui est un atout (capacité d’adressage) devient un défaut (représentation compliquée).

Autres atouts

Développé à la lumière des enseignements issus de la mise en œuvre de IPv4, IPv6 présente d’autres atouts : plusieurs techniques d’auto configuration, gestion plus efficace de la qualité de service, performances potentiellement plus élevées, et une plus grande simplicité conceptuelle. lire la suite

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Comment l’offre Cloud d’Amazon est née

Leader des offres IaaS avec 59% de parts de marché en 2010, Amazon WebServices (AWS) est connu pour sa création légendaire, popularisée via le bouche à oreille dans les DSI. Le mythe veut que l’infrastructure du site amazon.com, conçue pour tenir la charge des grandes vagues d’achats, ait été louée pour rentabiliser l’excès de capacité en périodes creuses.
Mais la réalité est plus terre à terre comme l’explique Werner Vogels, Chief Technology Officer de Amazon, sur le site Quora.
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