Développer des relations positives au travail 2


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Relations positives au travail

Dans une société où l’autonomie et l’indépendance sont des qualités valorisées dans le monde du travail, le savoir-être en équipe et le dialogue sont des éléments de communication qui tendent à devenir anecdotiques. Pourtant, dans un souci de productivité et d’efficacité, développer des relations positives dans un environnement professionnel reste important. Sylvie Thibault*, nous aide à y voir plus clair dans la démarche de développement de bonnes relations professionnelles.

Travailler dans un environnement hostile

La nécessité de développer des relations positives intervient lorsque le dialogue est rompu ou un mal être professionnel s’est installé. La communication étant la base de tout rapport humain et le contexte de l’entreprise mettant généralement en œuvre la liaison entre ses services, si elle fait défaut, les relations professionnelles peuvent rapidement virer au cauchemar. S’ensuivent alors des conséquences pour les collaborateurs mais aussi pour la productivité de l’entreprise.

 

Pour le collaborateur

 

Pour l’entreprise

 

– conflits entre collaborateurs – répétition des tâches/doublons
– agressivité – perte de temps
– maladie voire burn out – pas de résultat
– stagnation professionnelle – absentéisme
– frustration – manque d’objectivité

 

Pour développer des relations positives

Collaborations positives

Savoir développer des relations positives c’est donc avant tout ouvrir la communication vers ses collaborateurs. Pour bien comprendre ce type de démarche, il convient de bien différencier les relations dites positives et de gentillesse ou la bienveillance.

En effet, il ne s’agit pas d’éviter les conflits à tout prix mais de systématiquement engager le dialogue et la communication pour exprimer les désaccords autant que se mettre d’accord. Mais parce qu’il ne s’agit pas de gentillesse, le principe de la relation positive c’est de poser un cadre dans la relation. Il est donc important de déterminer ses propres limites et ses attentes pour les exposer à ses collaborateurs.

Principes de base

Le travail de relation positive répond à quelques principes de bases qui doivent absolument être mis en place :

– reconstruire des relations de confiance (en soi et avec les autres)

– être capable de parler de ce qui pose problème

– réengager le dialogue

– faire preuve d’humilité :

  • savoir se rendre compte de ses propres erreurs
  • savoir juger de sa part de responsabilité

Profils

Ce travail intervient lorsqu’on est confronté à un collaborateur hostile ou à une situation professionnelle qui frustre. Il faut identifier les collaborateurs :

– agressifs

– manipulateurs

– fuyants

– narcissiques…

Ces derniers développent un comportement négatif par manque de confiance en eux, des conflits personnels ou professionnels, un manque de résultat ou de reconnaissance… En bref, toute situation générant de la frustration.

Ainsi, le développement de la négativité des uns installe un cadre de travail hostile et inconfortable pour les autres, qui empêche d’avancer. Souvent liée à des égos trop présents ou du déni (et donc peu de remise en question), la relation positive peut être difficile à instaurer et ce, quel que soit le niveau du problème.

Les situations conflictuelles les plus fréquentes en entreprises sont :

– organisationnelle > répartition des tâches, la mauvaise organisation qui génère des conflits

– interpersonnelle > manque de compréhension entre deux personnes à cause des différences individuelles, des ressources limitées ou bien la différenciation de rôles

– personnelle > comportement d’une personne elle est en conflit avec elle-même, cela  peut provenir de besoins conflictuels, de frustrations, de rôles contradictoires

 

Les bienfaits des relations positives

Le bienfait

Notons que les relations positives au travail, c’est 20% d’efforts pour 80% de résultat ! Cela veut dire travailler autrement et faire en sorte que tout le monde se sente mieux.

La condition sine qua none à la réussite de cette démarche, c’est de savoir poser un cadre et des limites. Mais il faut également mettre en place quelques mécanismes simples :

développer son assertivité

– prendre du recul

développer son lâcher-prise

– faire preuve d’intelligence linguistique (vocabulaire positif, phrases positives… grâce à des outils comme la méthode DESC, l’analyse transactionnelle…)

Des limites ?

En fonction des résultats obtenus, vous saurez ce qui fonctionne ou non avec les collaborateurs. Les limites de la relation positive sont celles de celui qui la refuse. Tout le monde n’est pas prêt à l’accepter ou tout le monde n’y est pas réceptif. Certains ne vivent en effet que dans le conflit (héritage, tempérament, confiance…).

Mais il n’en reste pas moins, que même face au refus d’un collaborateur, la démarche vers une relation positive aura permis non seulement un autodiagnostic mais aussi de concentrer son énergie sur ce qui en vaut la peine et qui évolue.

L’intérêt d’essayer même vainement est donc de prendre conscience qu’il n’y a plus de lutte nécessaire à ce niveau-là. Le bénéfice est direct : plus de confiance en soi, plus de sérénité, plus d’efficacité professionnelle et personnelle.

En conclusion, les relations positives ne sont pas synonymes de tout accepter. Bien au contraire, elles sont là pour affirmer aussi ce qui fait défaut ou ce qui ne plaît pas. Les appliquer demande de gérer ses propres limites avant tout mais aussi son intelligence émotionnelle tout autant que savoir dire non pour être en mesure de canaliser les frustrations et d’adapter un relationnel ou des méthodes de travail en conséquence.

 

Liens vers formations :

Communiquer efficacement avec sa hiérarchie

Maîtriser les conflits

Oser s’exprimer dans un groupe et maîtriser sa communication

Développer des relations positives au travail

Reconnaître et valoriser ses collaborateurs

 

Liens vers domaines

Assertivité, gestion du stress

Communication et relationnel

 

Sylvie THIBAULT

 

Sylvie Thibault, spécialiste du développement personnel. Avec un master en programmation neurolinguistique, elle accompagne et forme notamment au lâcher-prise mais aussi en techniques de communication et management.

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2 commentaires sur “Développer des relations positives au travail