La performance suffit-elle en entreprise ?


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La performance suffit-elle en entreprise ?

Par la Rédaction ORSYS

 

Tout le monde s’accorde à dire que la performance en entreprise ne doit plus être uniquement assimilée à la simple notion de productivité. L’intelligence émotionnelle joue un rôle pleinement reconnu. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Si l’on considère que l’intelligence est la capacité à s’adapter à des situations nouvelles et à résoudre des problèmes, pourrions-nous pour autant définir l’intelligence émotionnelle comme celle qui consiste à gérer ses émotions ?

Les choses sont bien plus complexes…

 

IE = réussite ?

Né au xxe siècle, le concept de l’intelligence émotionnelle est issu des recherches de trois psychologues contemporains. Peter Salovey et Jack Mayer, par ailleurs universitaires américains, l’ont défini en 1997 comme « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à les maîtriser afin de favoriser l’épanouissement personnel ».

Daniel Goleman a ensuite approfondi ce concept pour le populariser. Il précise que « l’intelligence émotionnelle est la capacité pour un individu à identifier, accéder et contrôler ses émotions, celles des autres et d’un groupe ». Dans son ouvrage Emotional intelligence, il rappelle que la somme des compétences mentales et des traits de personnalité contribuerait à 80 % à la réussite dans nos vies.

 

IE = compétence

En quoi ce concept aurait-il sa place dans l’entreprise ? Si l’on transpose le concept dans cette complexité, il conviendrait de dire que l’intelligence émotionnelle du manager consiste en sa capacité à diagnostiquer son état émotionnel. Ainsi que celui de son entourage.

Évidemment, une telle compétence – celle de passer d’un mode émotionnel à un autre – nécessite autant une réflexion, un travail personnel… Bref, une nouvelle habileté. Elle implique de bien se connaître, comprendre ses émotions. Mais aussi la façon dont elles influent sur nos comportements et nos propres performances.

Être doué d’intelligence émotionnelle nécessite également de pouvoir développer son sens de l’empathie : être attentif aux émotions de ses collaborateurs. Comprendre ce qui n’est pas exprimé clairement. Observer les comportements afin de mieux comprendre leurs états émotionnels et les intégrer.

 

IE = performance

IE = performance

Mais pourquoi serait-ce aussi important aujourd’hui ? En connaissant et en maîtrisant leurs forces et faiblesses émotionnelles, les managers et dirigeants pourront mieux composer avec celles de leur entourage dont ils auront également une meilleure appréhension.

On voit alors très bien s’éloigner de nombreux écueils pour le management : plus d’émotions impliquées dans une prise de décision, pas plus que de décisions irrationnelles prises dans un contexte de changement.

À l’inverse, l’intelligence émotionnelle permet de maintenir la motivation indispensable à la construction des projets d’entreprise, à l’heure où le sens de l’action est largement plébiscité. Autrement dit, le « contrôle » de ses propres émotions influence en grande partie celles des autres. Et permet de générer un plus grand engagement et une meilleure motivation des collaborateurs. Et c’est la performance d’entreprise qui s’en trouve améliorée !

 

QE versus QI

Et bonne nouvelle (pour certains !) : la réussite en entreprise ne dépend donc plus simplement de l’obtention d’un diplôme prestigieux ou du calcul du QI. Il convient désormais d’intégrer la notion de Quotient Emotionnel – ou QE – dans le profil des managers. Pour Tomas Chamorro-Premuzic, PDG de Hogan Assessment Systems et professeur de psychologie du travail à l’University College de Londres (UCL), interviewé par Influencia*, le QE est au même titre que le QI et le QC (quotient de curiosité) un gage de gestion dans la complexité.

Des tests permettent notamment d’évaluer les différentes facettes d’une personnalité. Entre autres, sa capacité à utiliser ses émotions et son intuition. Selon Bar-On et Parker (2000), le calcul de ce quotient s’articulerait autour de cinq composantes : l’intrapersonnel, l’interpersonnel, l’adaptabilité, la gestion du stress et l’humeur générale.

Et aucune déception à ressentir si son propre QE est faible. Il peut être développé à tout moment ! Le questionnaire ESCI, conçu par Daniel Goelamn et Richard Boyatzis, évalue les compétences émotionnelles et sociales qui feront la différence. Il identifie et mesure l’intelligence émotionnelle et relationnelle d’un manager, afin qu’il trouve de nouveaux leviers de développement du leadership de soi et de résonance sur ses interlocuteurs.

 

Et si on se formait ?

Le 360° : s’évaluer et progresser dans son management, 2 jours (réf. LET)

S’évaluer comme manager, les 12 compétences clés, 3 jours (réf. EVM)

Maîtriser ses émotions pour être plus efficace (Réf. TOI)

Manager en posture de manager coach (Réf. OAC)

Techniques corporelles et énergétiques pour prévenir et gérer le stress (Réf. TOE)

 

*Influencia n° 21 sur la curiosité.

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