Ergonomie dans le travail tertiaire


Ergonomie dans le travail tertiaire ORSYS

Les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) sont la première cause de maladie professionnelle en France, responsable de l’absentéisme au travail avec 46000 équivalents temps-plein absents, soit 10 millions de journées perdues en 2015. Le travail sur écran touchant tous les secteurs, l’ergonomie dans le travail tertiaire devient de plus en plus une vraie préoccupation des entreprises.

 

De l’importance de l’ergonomie ?

L’ergonomie, c’est l’étude de l’activité de travail et l’analyse de la relation entre l’homme et son environnement de travail. Mais c’est aussi la recherche d’amélioration des conditions de travail dans le but de favoriser la Qualité de Vie au Travail (QVT) et, indirectement, la productivité des collaborateurs. L’ergonomie n’est donc pas à mettre sur le même plan que la loi. Elle s’applique selon des recommandations et des normes.

Le secteur tertiaire pose la question de l’ergonomie car à force de rester quasiment immobile environ 41h par semaine (debout ou assis devant un ordinateur), le corps finit par adopter une position qu’il jugera confortable pour l’activité en question. Mais cette position n’est pas « bonne » à proprement parlé et peut entraîner des Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) comme par exemple :

– Tendinite du poignet

– Syndrome du canal carpien

– Epicondylite (tendinite du coude)

– Tendinopathie de l’épaule

Bien évidemment, ces TMS ont des conséquences sur le travail et donc l‘entreprise : absentéisme et coût financier quand on sait que, par exemple, un canal carpien (frais médicaux, chirurgie, indemnités journalières) coûte environ 11 000 € directement imputés à l’entreprise au titre de ses cotisations.

Donc, prendre en compte l’ergonomie a pour objectif de réduire et prévenir ces deux problèmes pour les entreprises. Les conséquences financières sont directes (augmentation des taux de cotisations au titre de la maladie professionnelle) et indirectes (soit 3 à 7 fois le coût direct pour l’entreprise).

 

Evaluation de l’ergonomie de son poste

Ergonomie de son poste

Le rôle des Ressources Humaines dans la politique d’ergonomie en entreprise se distribue sur différents plans :

l’observation du poste de travail : se former à l’analyse de la posture au travail en rapport avec le mobilier et l’implantation des outils (écran, souris, clavier…)

la sensibilisation aux problématiques ergonomiques en entreprise : formations des équipes de services généraux, achats, logistiques… sur les outils les plus ergonomiques et le mobilier le plus adapté.

intégrer l’ergonomie dans les cahiers des charges (architectes, achats…). Ceci peut concerner un aménagement d’un bureau, d’un open space, ou plus largement, l’immeuble même.

faire en sorte de maintenir une QVT la meilleure possible pour prévenir les Risques Psycho-Sociaux. Former à l’observation et l’analyse des besoins ergonomiques, adapter le poste d’un collaborateur qui a une pathologie ou qui revient d’un congé maladie dès lors que ses besoins ont changé (opérations, problèmes de dos, d’yeux etc.)

connaître le dimensionnement et l’implantation d’un poste de travail dans les locaux.

Il n’existe pas réellement d’outils d’aide à l’évaluation et à l’analyse des besoins. Toutefois, les entreprises ont la possibilité de se référer au site de l’INRS et aux normes AFNOR qui correspondent aux recommandations européennes. Ces normes précisent la hauteur du plan de travail (assis) : si réglable en hauteur, entre 49.5 cm et 82 cm, et si non réglable, à 72 cm. Il est donc indispensable pour l’entreprise de savoir également faire du cas par cas. Et conseiller au mieux chaque interlocuteur sur la question de l’ergonomie de son poste de travail.

 

Aménagement d’un poste de travail

La mise en pratique de l’ergonomie demande aux entreprises et à leur RH de comprendre les TMS en rapport avec le travail sur écran. Et de savoir en identifier les facteurs de risques. Et savoir les prévenir.

Il leur faut connaître les règles d’implantation et analyser les situations des postes de travail sur écran pour les corriger ou appliquer les normes.

Quelques règles à respecter d’un point de vue matériel :

– limiter les reflets (lampes, fenêtres…) sur les écrans

– avoir un plan de travail réglable (72 cm de haut)

– avoir une chaise ergonomique

– limiter les sources de bruit (imprimantes, photocopieuses…)

– clavier posé à 10-15 cm du bord du plan de travail

 

Quelques règles à respecter d’un point de vue physique :

– avoir les yeux entre 60 et 80 cm de l’écran

– le cou droit avec un écran face à lui

– le haut de l’écran au niveau horizontal des yeux (écran plus bas si port de verres progressifs)

– avant-bras quasiment à l’horizontale (90°-135°), épaules relâchées et main dans le prolongement de l’avant-bras

– jambes effectuant un angle à 90°, es pieds posés à plat (sinon fournir un repose-pieds)

– bouger, s’étirer, marcher régulièrement

 

Les douleurs liées aux conditions de travail coûtent de plus en plus cher aux entreprises. En conséquence, il semble essentiel de sensibiliser un maximum d’acteurs (RH, achats, méthodes, direction, médecine du travail…) aux bonnes pratiques ergonomiques !

 

Lien vers nos formations dédiées :

Risques psychosociaux : mettre en place une démarche préventive

Gérer les accidents du travail et les maladies professionnelles

Pénibilité au travail : prévenir, évaluer et compenser

Prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques

Liens vers le domaine :

Risques professionnels

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