Surmonter ses peurs pour plus d’efficacité 2


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Surmonter ses peurs pour plus d’efficacité

Toute expérience vécue par l’enfant dès sa venue au monde, va influencer sur son développement ultérieur et se traduire sur le plan psychologique en effets positifs ou négatifs. Ils vont contribuer à l’élaboration de la personnalité. Celle-là même qui va conduire à ce qui bride ou ce qui pousse dans l’action. Betty Martin*, experte ORSYS, nous en parle.

La personnalité

La construction

La personnalité va résulter des toutes premières interactions avec les parents, l’environnement, des expériences et des acquis vécus par tout individu. Ce sont les traits de personnalité de chacun qui vont désigner les modalités selon lesquelles il perçoit, il conçoit et réagit à son environnement et à sa propre personne.

Elle fait intervenir des traits qui sont biologiques, des traits qui sont plutôt issus de l’expérience et qui déterminent une sorte d’adaptation de l’individu à son milieu. La personnalité gravite autour de deux notions à distinguer : le caractère et le tempérament. Quand le premier est le fruit de l’éducation, le second est plutôt celui de la génétique. Le caractère parvient à une certaine maturité sociale à l’intégration des règles, des lois, du fonctionnement social. Cette maturité sociale va permettre d’agir sur l’expression du tempérament en exploitant certains traits de caractère (comme la détermination/la coopération).

Les croyances

La croyance est ce que l’on pourrait appeler une perception. Et plus particulièrement la perception du monde. Ainsi, si chacun voit la même chose, il n’en découle pas forcément la même vision pour tous. Ce prisme influence notre ressenti, notre attitude…

La croyance est transmise par les parents, les collègues, les professeurs, etc. mais elle peut aussi résulter de l’expérience et du vécu. Une sorte de généralité que nous avons qui génère un code de conduite. La croyance est un peu comme une habitude, ni bonne ni mauvaise. En revanche, elle implique un résultat qui peut, lui, être bon ou mauvais. Elles se scindent en 3 catégories :

– les neutres : elles n’ont aucune conséquence, fruit d’un consensus.

– les ressources : celles qui motivent.

– les limitantes : celles qui découragent.

L’impact de ces croyances, c’est un peu l’idée de la pensée positive et/ou négative. Dans le monde de l’entreprise, elle reprend l’idée de croire en soi, comme un conditionnement. Il semble donc naturel de chercher à éradiquer les croyances limitantes :

– en prenant conscience de vos croyances : surveiller ses pensées, ses paroles…

– faire la liste de ses croyances limitantes

– les remplacer par des croyances contraires

– se concentrer sur une croyance à la fois

Culpabilité et responsabilité

À quoi sert la culpabilité ?

Si elle est toujours douloureuse, la culpabilité n’est pas toujours négative. Elle structure et favorise l’empathie. Bien avant de constituer une manifestation inadaptée, elle est un signe de bonne santé psychologique. Pourtant, la culpabilité peut aussi être source d’angoisses inutiles en même temps que d’être le meilleur outil pour influencer.

– c’est une émotion universelle : sans elle, on est un psychopathe.

– c’est un sentiment trompeur : elle oscille entre la culpabilité selon le droit et celle que l’on ressent. Se comporter en accord avec la loi ne nous protège pas du malaise intérieur. Ces dilemmes sont le jeu de la conscience.

– c’est un sentiment qui relève du rapport à la loi (civile ou morale).

Au-delà de tout cela, la culpabilité est bloquante si elle en reste à ce stade. Elle doit être transformée en conscience de la responsabilité. De manière générale, nous nous sentons coupables parce que nous prenons des responsabilités qui ne nous appartiennent pas.

Culpabilité, ses conséquences et comment passer de la culpabilité à la responsabilité

Conséquences pour soi : écrasement, déflation, jugement de soi, déprime/dépression, baisse de l’estime de soi, auto-accusation…

– Conséquences pour les autres : incompréhension, démotivation, sentiment d’abandon, colère…

Nous sommes toujours responsables de ce que nous faisons ou de nos réactions et la culpabilité naît de la différence entre l’image de soi-même et ce qu’on est réellement.

– mettre des mots sur ce que l’on vit et ressent

– écouter sa colère (de quoi suis-je responsable…)

– demander aux autres quelles sont leurs attentes

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Surmonter ses peurs pour plus d’efficacité

Peur, timidité, doute, repli

Par quoi sont-ils générés ?

Les peurs sont le principal obstacle à notre épanouissement. Quand elles sont collectives, elles sont inscrites en nous depuis si longtemps que nous les avons intégrées comme étant naturelles. Mais plus les peurs se dissolvent, plus la joie se déploie. Il faut donc avant tout identifier les peurs et ses peurs.

– les peurs face à un danger réel : accident, etc.

– les peurs face à un danger illusoire : partage des émotions, négocier son salaire…

Le cerveau est un relais qui transmet des informations, véritable interface entre le monde extérieur et le mental. Deux missions sont confiées à ce dernier : nommer le monde et assurer notre survie. Comme nous ne voyons le monde qu’à travers un prisme déformant, notre mental ne répond à ces missions qu’à travers nos propres peurs. Pour comprendre ces peurs, il convient de pratiquer l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle

L’émotion est un message transmis par le corps. C’est un message chimique, expression la plus pure de notre vérité. Il varie en intensité selon les doses d’hormones envoyées. C’est pour cela qu’il doit être décodé en tenant compte de quatre caractéristiques :

– il est invariable

– il est universel

– son intensité est proportionnelle à l’importance de l’objectif

– il est précis

Nous n’avons que trois solutions pour en sortir : accepter, améliorer, quitter. Une fois les émotions négatives accumulées, elles génèrent du stress.

Donc, l’intelligence émotionnelle, c’est se « désidentifier » de l’émotion pour prendre connaissance du message. En nous identifiant aux émotions, nous perdons toute lucidité et intelligence.

La peur collective

En effet, notre époque est plongée dans un climat de peur. L’atmosphère en est complètement chargée. La peur ambiante ressemble étrangement aux peurs que nous avons nous-mêmes créées : c’est une baudruche qui se dégonfle face à la réalité.  Lorsqu’une ambiance de peur ou de joie se créé autour d’un événement, une énergie se propage. Ce phénomène porte le nom d’égrégore. Cela nécessite de prendre de la distance.

Reprendre le pouvoir sur nos réactions émotionnelles

Alors, Il faut commencer par déconstruire les réactions émotionnelles et en particulier les négatives. Pour les déconstruire, le plus efficace est encore de parler avec un tiers. Pour la simple et bonne raison que la parole permet de construire une réflexion et de monter en conscience. Il s’agit de dépasser le filtre que notre peur génère. Cela devient une affaire de choix : celui de mettre en place une réaction positive au lieu d’une négative.

– la technique du héros

Passer outre sa peur équivaut à sauter dans le vide. Pour dépasser cette appréhension, on peut employer la technique du héros. Notre mental étant incapable d’effectuer deux tâches à la fois, jouer le rôle d’un héros nous empêche de nous concentrer sur notre peur.

Ce héros doit être choisi consciencieusement et en fonction des différents types de situation. Ensuite il faut l’incarner correctement. L’unique clé est « d’être untel » et non pas « faire comme untel ».

– jouer l’audace

L’audace est un courage qui se moque du regard des autres. C’est un moment de bascule, un point qui sépare deux mondes : le monde l’action et le monde de l’inaction. Il ne s’agit pas de trouver un déclencheur mais bien d’identifier le moment où la peur est bloquante. Une fois ce « point nodal » franchi, tout est fini. Le mental réalise l’absence de danger.

– Just do it/le syndrome d’inclusion

La peur du rejet est commune à tous les êtres humains. La loi de l’inconscient collectif : tout plutôt que d’être seul au monde. Reprendre le pouvoir sur le syndrome d’inclusion nécessite de s’interroger si, dans de telles situations, nous ne sommes pas en train de faire un compromis par peur d’être rejeté.

repérer les zones d’audace

Nous pouvons repérer tous les espaces  où nous nous contentons de camper dans notre zone de confort (personnel, professionnel, créatif…). Plus nous apprenons à oser, plus nous intégrons l’instant de la traversée pour ce qu’il est : un point imaginaire un peu désorientant. Lorsque ce nouveau mode de fonctionnement est intégré, il ne s’agit même plus d’audace, il n’est question que de nouvelles expériences à vivre.

– apprendre à apprendre et réapprendre à échouer

En vérité, tout s’apprend. Et c’est un jeu d’enfant, à condition de le considérer comme tel. Pour en faire une expérience valorisante (et pas ingrate), il est nécessaire d’apprendre à échouer. « L’expérience est l’autre nom que nous donnons à nos erreurs. » (O. Wilde) La réalité est que nous n’apprenons que de nos erreurs.

– Développer la pleine conscience

Nos pensées déterminent notre état intérieur. À partir de là, nous avançons plus légèrement dans la vie et affrontons nos échecs en restant positifs.

 

Nous ne pouvons changer que si nous voulons réellement évoluer et que si nous collaborons à chaque étape du changement. Tout changement suppose une action et toute mise en action appelle une discipline. En d’autres termes, soit nous utilisons notre mental, soit c’est lui qui nous utilise.

 

Liens vers formations :

Surmonter ses peurs et sa timidité pour être plus efficace

Maîtriser ses émotions pour être plus efficace

Développer son charisme et sa confiance en soi, atelier théâtre

Savoir improviser pour réagir et maîtriser sa communication

Betty Martin - expert ORSYS

*Betty Martin
Riche de ses outils techniques d’expression, de ses diverses formations en psychologie, en art thérapie, en théâtre forum sur les conflits, de sa pratique du yoga et de la méditation, elle élabore des formations en direction des entreprises et accompagne en coaching individuel et collectif.

 

 

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2 commentaires sur “Surmonter ses peurs pour plus d’efficacité

  • BOUZIANE

    Bonjour,
    Dans une perspective d’évolution, je souhaite surmonter mes blocages par une formation pour arriver par exemple à prendre
    la parole en publique dans un amphithéâtre par exemple… impossible de faire ce type d’exercice pour l’instant. Impossible
    également d’être à l’aide pour prise de parole lors d’une réunion. Pourriez-vous me faire un devis pour une formation qui
    répondrait à mon besoin,
    Merci d’avance,
    Bien cordialement