Créer son entreprise : de l’idée à la réalisation


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Créer son entreprise : de l’idée à la réalisation

Notre Président de la République peut être satisfait : le nombre de créations d’entreprises dites « classiques » (hors microentreprises) a bondi de 4,8 % en 2017*. C’est 7 % de plus que l’année précédente.

Et pour une fois, le commerce est détrôné : le secteur des transports et de l’entreposage représente un tiers de ces créations, suivi des activités immobilières (22 %) et des activités de soutien aux entreprises (18 %).

Ce regain d’intérêt pour l’entreprise est plutôt bon signe pour l’économie française. Certes l’évolution de la conjoncture économique (+1,9 % de croissance en 2017) y est pour quelque chose, mais force est de constater que les mentalités ont également considérablement évolué. Si les entrepreneurs étaient regardés du coin de l’œil il y a encore quelques années, peu encouragés par leurs proches, ils sont désormais applaudis.

Faire évoluer le monde

Devenir son propre patron ? Le rêve pour un Français sur quatre ! Aujourd’hui, 2,6 millions de Français auraient déjà un projet précis qu’ils voudraient réaliser d’ici à deux ans. Parmi eux, de nombreux jeunes dont la motivation est plus l’autonomie que l’argent, avec une volonté de faire évoluer le monde. 37 % des créateurs d’entreprise ont aujourd’hui moins de 30 ans.

Ce regain d’intérêt pour la création d’entreprise s’explique également par le succès du dispositif de « rupture de contrat par consentement mutuel », mis en place en 2008. Celui-ci permet à un salarié et à son employeur de mettre fin d’un commun accord à un contrat à durée indéterminée (CDI). La rupture conventionnelle facilite la vie des futurs entrepreneurs qui peuvent ainsi bénéficier de l’assurance chômage. Quelque 2,9 millions de ruptures conventionnelles ont été validées depuis la mise en œuvre du dispositif. En 2017, elles ont atteint un seuil de 420 900, soit presque 8 % de plus en un an**.

L’étude de marché et le business plan déterminants

Mais cela suffit-il pour faire durer l’entreprise ? Certes non… La clé de sa pérennité : une bonne préparation et, si possible, une assistance par une structure spécialisée (BGE, comptables…) ; une création d’entreprise accompagnée aurait ainsi cinq fois plus de chances de réussir.

Car s’il est « techniquement » possible de créer son entreprise en 48 heures, le chemin de l’entrepreneuriat reste semé d’embûches : financement, recrutement, questions juridiques… autant de sujets qui méritent d’être appréhendés à leur juste niveau pour maximiser les chances de faire évoluer son projet.

L’étude de marché est notamment déterminante. Elle permet de juger le projet : est-il judicieux, peut-il être viable ? Cette étude aborde les différents éléments qui serviront au business plan : présentation des produits, des services de l’entreprise, analyse du marché, de la concurrence, descriptif des clientèles… Le business plan, lui, détaille les prévisions chiffrées sur trois ans au regard du marché.

Quelle rentabilité attend-on du projet ? Quels sont les moyens qui à mettre en œuvre pour atteindre cette rentabilité ? Quelles sont les sources de financement possibles (personnelles, aides de l’État…) ? Le dirigeant peut-il espérer une rémunération, à quelle échéance, et de quel niveau ?

Sur la forme, cette étude de marché et ce business plan doivent être séduisants afin de convaincre de futurs investisseurs ou partenaires qui contribueront à l’avancée du projet.

Indépendants ou associés ?

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Créer son entreprise : de l’idée à la réalisation

Cette étude doit également permettre au créateur d’estimer les compétences nécessaires au projet. D’autant que les premières années, la charge de travail est particulièrement importante. L’entrepreneur est-il prêt à sacrifier un peu de sa vie personnelle, de quelles compétences complémentaires a-t-il besoin : communication, gestion, juridique… Si l’entrepreneur ne peut assumer toutes ces fonctions, il ne doit pas hésiter à faire appel à des prestataires externes.

Avec cette question se pose celle de la forme juridique de l’entreprise. SARL, SAS ou SASU, EI, EURL… Quel statut choisir ? L’étude de l’Insee a confirmé en 2017 l’attractivité de la SAS (société par actions simplifiée) qui obéit à des règles de fonctionnement et d’organisation très souples, représentant 60 % des créations d’entreprises. La question porte également sur l’association : elle permet de ne pas rester seul face à ses doutes, de partager plusieurs visions, des responsabilités… Encore faut-il choisir le bon associé qui saura échanger, écouter, etc.

Enfin, il faudra déterminer le montant du capital social. Une fois que ces questions auront trouvé une réponse, l’immatriculation de l’entreprise pourra être effectuée avec un passage au greffe du tribunal de commerce ainsi qu’aux services des impôts, pour une parution au Journal officiel…

Ne jamais rester seul de toute façon…

Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Vient le moment de mettre en œuvre toutes les bonnes intentions décrites dans l’étude de marché. Et s’il y a une étape indispensable, c’est bien la communication : celle-ci passe par la construction d’un réseau via les carnets d’adresses de ses proches, les clubs d’entreprises, ses anciens employeurs, ou même les jeunes startuppers de la pépinière d’entreprises où l’entrepreneur aura élu domicile au départ, etc.

Communiquer c’est aussi investir beaucoup de son temps sur les réseaux sociaux pour se rendre visible auprès des communautés influentes… Bref, autant d’actions qui vont permettre à l’entreprise de prendre son envol.

Alors, prêts pour une aventure motivante ?

 

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Et pour l’après, lire/relire aussi : 5 conseils pour piloter votre entreprise

 

 

*Insee, étude Insee Première du 30 janvier 2018 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/3314444)

**Données Dares 2017 (service statistique du ministère du Travail).

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