Votre cerveau est la résolution du problème


Share Button
ORSYS

Votre cerveau est la résolution de problèmes

Aucun manager ne peut se targuer de n’être confronté à aucun conflit, jamais. Les différentes personnalités d’une équipe ou les divergences d’opinions génèrent forcément des désaccords qui prennent alors plus ou moins d’importance.

Faire preuve de psychologie pour résoudre les problèmes

Ned Herrmann a démontré que notre cerveau est divisé en 4 grandes zones de préférences ou d’aptitudes. Ces préférences sont développées différemment d’un individu à un autre et influent sur notre façon de comprendre, d’analyser et d’interpréter une situation.

Existe-t-il le profil type du bon « solutionneur de problème » ? C’est une personne qui saurait donner du sens au travail en étant parfaitement organisée, capable d’échanger facilement avec les autres tout en conceptualisant une méthode permettant de mesurer un retour sur investissement….

Nous avons un peu de tout, mais nous avons nos domaines de prédilection.

Ces « préférences » en matière de stratégie de comportement au sein d’un groupe sont différentes en fonction de chaque individu. Il ne s’agit  donc pas de « compétences ».

Illustrons avec les terminologies de cerveaux droit et gauche, de cortical et limbique. Cette manière de découper le cerveau est à considérer comme une image au service de la pédagogie !

1 – Le cortical gauche ou le mode de pensée analytique :

C’est le domaine du fonctionnement logique, analytique, matheux, technique, raisonneur, factuel et quantitatif.

Point de force : il compile les faits, analyse, argumente rationnellement, formule des théories, mesure précisément, résout les problèmes logiquement, comprend les éléments techniques, travaille à partir des chiffres, de statistiques, il est précis.

2 – Le limbique gauche ou le mode de pensée séquentiel :

Il est très contrôlé, maître de soi, plutôt introverti, fidèle, ordonné, organisé, un peu maniaque, prudent, structuré, détaillé.

Point de force : il remarque les défauts, approche les problèmes pratiquement, va jusqu’au bout des choses, développe des plans détaillés et des procédures, envisage les problèmes en termes de plan d’action.

3 – Le limbique droit ou le mode de pensée interpersonnel :

Il aime les contacts, les relations, est émotif, sensible, spirituel, kinesthésique ; le travail en équipe, aime les gens qui ont un idéal, pas matérialiste.

Point de force : il comprend les difficultés relationnelles, perçoit les éléments non verbaux, génère de l’enthousiasme, persuade, partage, comprend les éléments émotionnels, prend en compte les valeurs.

4 – Le cortical droit ou le mode de pensée imaginatif :

Il est plein d’imagination, débordant d’idées, parle avec des images, ne s’embête pas avec les détails, il aime le risque, est créatif et intuitif.

Point de force : il voit les choses globalement, reconnaît les nouvelles possibilités, tolère l’ambiguïté, intègre les idées et les concepts, défie les règles établies, invente des solutions nouvelles, résout les problèmes de manière intuitive.

Comment les déterminer ?

De nombreuses méthodes ont été mises au point par des psychologues afin de permettre l’identification du profil qui nous correspond. Parmi elles, on peut en citer deux très connues :

HBDI® : Hermann Brain Dominance Instrument développé par Ned Hermann.

DISC : issue des travaux du Docteur William M. Marston.

Pour l’une et l’autre, il s’agit de méthodes d’autodiagnostics. Elles permettent de déterminer les dominances et les points de vigilance de chacun.

Mode de pensée et créativité : la méthode PIIV

Résoudre un problème signifie d’être à l’aise dans le traitement de chacune des étapes du processus. Ces dernières sont en effet nécessaires et non suffisantes pour trouver des solutions originales et efficaces à un problème posé. Dans les années 20,  Graham Wallas a distingué 4 étapes indispensables au processus :

La préparation : phase de compréhension, d’information. Elle consiste essentiellement à formuler le problème, décrire la situation de départ, rassembler des informations pertinentes.

L’incubation : phase de gestation, de latence. Elle correspond à un travail du cerveau plus ou moins long et plus ou moins conscient,  un mécanisme de construction, de mémorisation,  de démolition et de reconstruction.

L’illumination : phase dite « d’apparition », d’accouchement. Elle se manifeste dans le comportement comme une rupture, une solution apparaît (le « Euréka » d’Archimède), sans qu’on puisse la rattacher nettement aux tentatives de compréhension qui l’ont précédée. La recombinaison d’éléments donne soudain  un « éclairage » évident sur le problème.

La vérification : phase de validation, de mise en action. Elle consiste à tester la solution à l’épreuve des faits ou de la raison. Elle replace le chercheur dans une logique d’évaluation ou d’argumentation pour vérifier l’adéquation entre sa solution et le problème posé.

Mais résoudre un problème n’est pas la simple application de ces phases. Il semble logique de comprendre le mécanisme de la colère en elle-même auparavant.

Le mécanisme de la colère au travail :

ORSYS

Votre cerveau est la résolution de problèmes

La colère est un message d’injustice, d’attaque, de frustration. Elle sert à défendre ses valeurs, défendre son territoire, s’affirmer, obtenir un changement. C’est une émotion qui n’est ni bonne, ni mauvaise et qui doit être accueillie sans culpabilité. Elle nous indique que notre intégrité physique ou morale est menacée et elle nous invite à l’action et à l’affirmation de soi pour préserver cette intégrité. Nous devons apprendre également à réagir de façon adaptée pour calmer la colère de quelqu’un d’autre : se taire, dire des mots apaisants, éloigner la personne du lieu de sa colère, ne pas accroître son émotion, etc.

  • La colère est une émotion utile
  • Les dangers d’une colère non maîtrisée : d’où vient par exemple le proverbe « La colère rend aveugle »
  • Des conseils de sagesse
  • Apaiser sa colère

Utile mais pas immuable, elle peut être nécessaire mais pas dans la durée. La colère est une émotion complexe qui mérite d’être prise en compte et surtout comprise. C’est une fois ces notions assimilées que le manager peut entamer un processus de résolution.

Les bonnes pratiques managériales

Quelques méthodes à appliquer pour la résolution de problèmes :

– DOSAME (Diagnostic de la situation présente, Objectif, quel résultat souhaite-t-on ?, Scénarios, toutes les solutions possibles, Arbitrage, choix de la solution et plan d’action, Mise en œuvre, Évaluation, contrôle du résultat par rapport à l’objectif).

– ALADEC (Actions, quelles actions je souhaite mettre en œuvre, Liaisons, comment les mettre en œuvre , Acteurs, avec qui ?, Délais, Étapes, quel échéancier, Coûts, quel investissement)

– FARE (Formulation du problème, Analyse des causes, Recherche de solutions, Entreprendre – mettre en œuvre)

Créer l’équilibre entre les types de pensée

– Ceux qui se complètent : analytique et imaginatif, séquentiel et interpersonnel.

– Ceux qui s’opposent : analytique et interpersonnel, séquentiel et imaginatif.

 Prendre conscience du problème : l’analyste

C’est faire la fiche d’identité du problème. Cela passe par :

Le constat (repérage de la différence)

L’identification (dégager les principaux effets, symptômes et conséquences et les lire à plusieurs niveaux afin de sélectionner l’effet le plus pertinent, le plus efficace à traiter).

Mobiliser la phase de créativité : l’imaginatif

C’est prendre en compte les 3 dimensions de la créativité : le talent, la méthode et l’énergie.

Pour optimiser la créativité, il faut agir sur chacun des axes :

  • Le talent = le potentiel créatif
  • La volonté = l’énergie créative
  • La méthode = un processus et des techniques

Appliquer des méthodes de production d’idées : l’interpersonnel 

Les 5 étapes du processus : le PAPSA

Perception : saisir le problème totalement, avec ingénuité. L’objectif est de mieux percevoir les opportunités dans des situations apparemment tranquilles. Pour déceler les signaux faibles dans la situation avant que ceux-ci ne dégénèrent en crise.

Analyse : l’objectif est d’analyser à fond une situation et découvrir sa véritable structure, de façon à choisir les axes de recherche à privilégier.

Production : l’objectif est de trouver des solutions pertinentes

Sélection : il faut sélectionner parmi les idées produites, celles qui répondent le mieux aux objectifs identifiés. Ceci sans risquer de supprimer l’originalité qui dérange.

Application : l’objectif est d’appliquer et de faire appliquer les idées choisies en les « vendant ». Ne pas en rester au concept et donner chair et vie à ce qui deviendra une solution utile et reconnue.

Favoriser l’expression : le séquentiel

Un problème peut être :

UN ÉCART : entre une situation existante et une situation souhaitée.

UN EFFET: un malaise, un symptôme, une situation insupportable. C’est du ressenti.

UNE ANOMALIE : un résultat, une production non prévue.

UNE DIVERGENCE : provoquée par la rencontre d’intérêts, d’objectifs, de stratégies a priori non conciliables.

 

Le problème se manifeste par sa dualité. Diagnostic si c’est un constat, pronostic si c’est une prévision. Mais il n’existe pas en soi. Tout réside dans la formulation qu’on en fait : repérer puis formuler. C’est une des missions du manager : canaliser l’énergie d’un problème qui se manifeste vers la résolution de celui-ci.

 

Liens vers formations

Optimiser sa capacité à résoudre les problèmes

Gagner en efficacité relationnelle avec le HBDI®

Maîtriser ses émotions pour être plus efficace

Désamorcer sa colère et faire face à celle de son interlocuteur

 

André Lacomme

*André Lacomme

Il a créé son entreprise de management et de développement personnel, de conseil en entreprise et de coaching. Cadre chez France Télécom pendant 41 ans, il a  managé des équipes pendant 15 ans et fait de la formation de managers et de la formation au développement personnel depuis plus de 25 ans. Ce sont des centaines et des centaines de managers formés et coachés.

Share Button

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *