Que ferons-nous dans la voiture autonome ?   Mise à jour récente !


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Par la rédaction ORSYS

Voiture Autonome - ORSYS

Un automobiliste français passe en moyenne plus de trois ans et neuf mois de sa vie dans une voiture ! Libéré de la conduite, que fera-t-il de tout ce temps dans le futur véhicule autonome ? L’industrie des médias et du divertissement tout comme les GAFA ont déjà tout prévu.

Nous aurons peut-être bientôt la nostalgie de ces départs en vacances de notre enfance. Entassés dans la voiture familiale, nous regardions défiler le paysage à travers la vitre. L’ennui pointait rapidement son nez et le conducteur ne pouvait échapper à la fatidique question : c’est encore loin, la mer ?

Demain, avec la voiture autonome, tous les occupants de l’habitacle seront potentiellement des passagers, donc passifs. Il faudra alors nous occuper car le temps risque de paraître long. Selon une étude de Citroën publiée en 2017, un automobiliste français passe en moyenne 33 243 heures dans une voiture au cours de sa vie, soit plus de trois ans et neuf mois !

Cette perspective n’est pas si lointaine puisque Renault et PSA commercialiseront leur voiture sans chauffeur en 2020 et, déjà, des constructeurs comme Tesla proposent un pilotage automatique dans certaines conditions de conduite. En attendant, les acteurs économiques se positionnent pour occuper ce temps retrouvé. Les géants de l’agro-alimentaire se réjouissent déjà puisque, les mains libres, nous devrions davantage grignoter et boire. Fini le dilemme « boire ou conduire, il faut choisir », Morgan Stanley prévoit 98 milliards de dollars de revenus supplémentaires pour l’industrie de l’alcool (source CNBC).

Un salon spacieux et multimédia

Plus sérieusement, c’est l’industrie des médias et du divertissement qui devrait être le principal bénéficiaire de la voiture autonome. Transformé en salon confortable et spacieux, l’habitacle sera doté d’écrans et enceintes connectés permettant aux passagers de s’informer, regarder des vidéos, écouter de la musique ou jouer aux jeux vidéo. Avec leurs systèmes d’exploitation CarPlay et Android Auto, Apple et Google proposent déjà de dupliquer les contenus de nos Smartphones sur le tableau de bord. Nul doute que les GAFA embarqueront à bord leurs assistants intelligents, qu’ils s’appellent Alexa ou OK Google !

La voiture autonome passera à une autre échelle en termes de services d’« infotainment » (divertissement, actualités, info trafic…). La 5G qui se généralisera en même temps apportera le très haut débit mobile et une réduction du temps de latence. De quoi concrétiser les espoirs placés dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée. D’autant que les futurs réseaux télécoms auront aussi pour autre atout de « suivre » les objets connectés en mouvement comme les drones ou, donc, les voitures autonomes.

Des sièges à l’écoute des passagers

Les recherches actuelles portent aussi sur le confort des passagers. Avec leurs programmes respectifs « Smart Cocoon » et « Active Wellness », les équipementiers français Valeo et Faurecia imaginent le siège du futur bardé de capteurs pour évaluer l’état physiologique de son occupant – sa température corporelle, sa pression sanguine, sa posture… – et lui proposer une expérience sur mesure.

À partir de là, un siège intelligent peut évaluer le niveau de fatigue et de stress et enclencher une série d’actions comme augmenter le chauffage ou la climatisation, baisser le volume de l’autoradio, procéder à un massage… Et si le conducteur doit reprendre le volant dans les 20 minutes qui viennent, il va le mettre dans les meilleures conditions avant le passage de relais. La sécurité doit être aussi revue. Si le siège est en position allongée, la ceinture et l’airbag ne servent plus à rien.

OK Google !, conduis moi où tu veux

Mais le plus gros « business » de la voiture autonome se situe peut-être ailleurs. Pourquoi des géants du numérique comme Google ou Uber investissent-ils des sommes considérables sur le sujet ? Directeur Smart Cities chez Bosch et auteur de Stop Google (Pearson), Franck Cazenave a sa petite idée sur la question, qu’il a exposée dans un billet de blog.

Pour lui, Google restera fidèle à son modèle économique qui repose pour l’essentiel sur la publicité. Waze, son application mobile GPS, affiche déjà des publicités de commerçants sur l’écran du Smartphone pendant la navigation et propose de diriger le conducteur vers ces annonceurs. Demain, les occupants de la voiture autonome seront captifs. Non seulement Google pourra diffuser de la publicité sur les écrans intérieurs, mais il influera aussi sur les choix des passagers quant à leurs trajets et destinations. Les commerçants qui voudront être sur la « carte » devront verser une commission.

Google pourra d’autant plus facilement diriger les occupants vers les lieux qui le rémunèrent qu’il pourrait proposer la gratuité des transports. Ces taxis sans chauffeur seront alors en partage et en accès libre. Ou le célèbre principe « si c’est gratuit, c’est vous qui êtes le produit » à l’heure de la voiture autonome.

 

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