Archives mensuelles : novembre 2013

SMS et e-mails nuisent à votre santé !

Imaginez un monde sans Smartphone, ordinateur, portable… Impensable ! Facilitateurs du quotidien professionnel et privé, les Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (NTIC) n’en sont pas moins des dangers potentiels. Utilisés de manière excessive – ou inadaptée –, ces outils peuvent nous faire perdre le contrôle. La conséquence ? Un stress technologique ou « technostress »… Explications avec Nathalie Olivier, consultante RH experte PME.

190 000 SMS par seconde. 3,4 millions d’e-mails. Les avancées technologiques qui nous permettent de communiquer dans l’instantané ont profondément modifié les échanges entre individus. Aujourd’hui, les spécialistes pointent du doigt ce changement et les effets « secondaires » qu’il induit.

Qu’est-ce que le stress technologique ou « technostress » ?

Nathalie Olivier nous le rappelle : « Une situation de stress existe lorsqu’une personne ressent un déséquilibre entre les contraintes que lui impose son environnement et ses propres ressources pour y faire face. » Avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), les canaux et outils de communication – smartphone, ordinateur, téléphone portable… – se sont multipliés, modifiant considérablement notre façon de travailler, de communiquer. « L’utilisation des NTIC décuple d’autant la quantité d’informations à traiter, modifier, échanger… explique Nathalie Olivier. L’attention est sollicitée en permanence. » Les répercussions ? « Elles sont d’abord physiques et liées aux mauvaises positions du corps ou à la lecture sur écran : troubles oculaires, tendinites (dont celle du pouce due aux SMS composés d’une main sur son smartphone !)… Mais elles agissent essentiellement sur notre cerveau : défaillances de la mémoire, de la concentration et/ou de l’attention. »

Quels sont les risques ?

Le technostress est aujourd’hui reconnu comme risque psychosocial (RPS). La consultante en ressources humaines explique : « Avec les NTIC, la personne doit “ingérer” une masse d’informations bien supérieure à celle qu’elle peut normalement assimiler. Or, en situation de travail, l’information doit être comprise rapidement. Petit à petit, c’est alors la perte de notions de limite, de ce qui est essentiel et important. L’individu se sent submergé, inférieur à la machine. Il a l’impression qu’il ne pourrait plus vivre sans mobile, smartphone, tablette, ordinateur portable… C’est l’épuisement qui s’installe. »

Plus grave encore, la charge mentale imposée par une telle « gymnastique » exige une activité cérébrale et mentale trop forte. Plus cette charge psychique augmente, plus le travailleur a le risque de devenir asocial, de pratiquer la rétention d’information, de se replier sur lui, voire de développer de l’agressivité. Enfin, les crises d’angoisse, la dépression peuvent être ressenties aussi bien légèrement que violemment… la situation extrême étant le suicide.

Que faire alors ?

« Avec les NTIC, c’est le rapport à l’information, au temps et à la distance qui se voit modifié, commente la consultante. Les contacts physiques entre collaborateurs se sont raréfiés : des salariés de bureaux voisins peuvent tout à fait communiquer par mail. Résultat : les individus engrangent plus d’informations, mais moins de communication. »

Même si l’entreprise impose d’être connectés à distance, lors de déplacements, il ne faut pas oublier que les salariés sont eux-mêmes acteurs de cette situation. « Les ordinateurs portables, connexions wi-fi, smartphones permettent de lire nos courriels à tout moment, partout, au travail, comme à domicile ou sur le lieu de vacances. Les collaborateurs ont de plus en plus de difficultés à séparer la sphère professionnelle de la sphère privée et à couper contact avec la virtualité. La “no mobile phobia” (ou peur d’être déconnecté ou de perdre son portable) est un phénomène qui s’amplifie avec l’arrivée des forfaits illimités des smartphones. Il est donc urgent d’inverser la tendance… »

Un seul mot d’ordre : se reconnecter à l’humain. La gestion du temps et des priorités est à replacer au cœur des préoccupations. Savoir gérer les mails est, par exemple, indispensable : ne pas répondre dans l’immédiat, éviter de zapper entre les activités, organiser sa journée pour donner à chaque tâche son moment d’exécution.

« Mais avant tout, insiste Nathalie Olivier, il est nécessaire de savoir déceler les signes du technostress : vous retardez l’heure de vous coucher pour lire vos mails, vous emportez votre ordinateur en vacances, vous vous réveillez la nuit, car vous avez oublié de répondre à un message, vous abandonnez un travail pour répondre aux mails… Tous ces actes doivent vous alarmer. »

En France, le stress au travail pourrait coûter entre 1,9 et 3 milliards d’euros, touchant 37 % des salariés. Un stress qui sera d’autant accru par les technostress. Alors si on éteignait un peu plus son smartphone ou son ordinateur ?

En savoir plus :

Le blog de Nathalie Olivier : http://rhconseilpme.blogs.com/nathalieolivier/

Nathalie Olivier vous recommande également le dossier « Ralentir » de Clés – Trouver du sens et retrouver du temps, n° Octobre 2012

Elle est aussi auteur de plusieurs ouvrages, le plus récent étant :

« Je veux être heureux au travail ! 4 clés pour trouver le métier de mes rêves » – Editions d’Organisation Date de parution : 31/01/2013

Formations associées:

Parcours « Gestion du stress »

 

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Les Conseils RH de Nathalie Olivier pour 2014 (3)

Nathalie Olivier, consultante et formatrice experte RH pour Orsys vous livre l’épisode 3 de ses conseils pour la rentrée 2014, cette semaine :

Comment allez-vous pouvoir optimiser votre  politique de rémunération ?

La rémunération – surtout en  période de crise – est un sujet brûlant. Depuis la hausse de 20% du forfait  social et toutes les hausses de cotisations diverses et variées, les leviers se  font plus rares et moins favorables ; plus de cotisations patronales et  salariales, plus d’impôts et moins de pouvoir d’achat pour vos salariés….

Quelques pistes :

  • Développez  tout ce qui n’est pas (encore) trop fiscalisé :

 

– Les  bons d’achats

– Les  CESU

– Les  chèques cadeaux

– Augmenter  les titres-restaurants

– L’épargne  salariale : PEE et PERCO notamment

– Un Comité d’Entreprise attractif (Kalidéa…..)

– Donner  les ordinateurs lors du changement de votre parc informatique

– Développer  les frais kilométriques et notes de frais, dans la limite du possible (et du  légal)

– Améliorer  la mutuelle d’entreprise, il faudra la revoir à cause de la nouvelle loi pour  le 1er janvier 2016, autant s’y mettre dès aujourd’hui.

  • Favorisez l’optimisation du temps :

 

– Le  télétravail : ils ont une aide, moins de fatigue, plus de confort, des  économies en temps, en argent et en énergie

– Le  Compte épargne Temps (CET) : leur permettre de réaliser des rêves ou de  travailler un moment à temps partiel (congé parental, fin de carrière, congé sans  solde…)

– La   réorganisation du temps de  travail : flexibilité,  plans de  remplacement.

  • Augmentez l’enveloppe formation :

 

– Proposer  des offres « diffables »

– Informer  les salariés de tous les leviers de la formation professionnelle auxquels ils  peuvent prétendre (DIF, CIF, bilan d’étape professionnelle, plan de formation,  VAE, bilan de compétences, période de professionnalisation, entretiens  professionnels….)

– Développer  les actions de tutorat, surtout si vous mettez en place des contrats de  génération

– Instaurer  le Knowledge Management…

Quelques formations associées :

CLG   Managers, les clés de la gestion RH

TET   Télétravail, guide pratique de mise en œuvre

OAF   Optimiser le processus FORMATION

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