Infobésité : développez les bons réflexes en communication !

L’humanité produit autant d’informations en 2 jours qu’elle ne l’a fait en 2 millions d’années… Chaque minute : 350 000 tweets, 15 millions de SMS, 200 millions de mails sont envoyés dans le monde, des dizaines d’heures de vidéo sont mises en ligne sur YouTube, des centaines de milliers de fichiers sont archivés sur les serveurs de Facebook.*

C’est la raison pour laquelle détenir l’information, l’utiliser au bon moment et à bon escient à travers une communication claire et efficace constituent l’un des enjeux majeurs de la vie professionnelle.

Sophie CAMBAZARD**, spécialiste de la communication en entreprise et media training répond à nos questions.

Dans ce monde d’ « hyper-communication », quelles sont les difficultés, les questionnements, les nouveaux besoins qui amènent les participants à vos formations ?

SC : Tout d’abord, précisons que les participants à ces formations sont de tous horizons, de tous secteurs d’activité, de toutes professions et de tous types d’organisations ; ce ne sont pas toujours, contrairement à ce que l’on pourrait croire, des communicants professionnels (chargés de communication, rédacteurs…).

Ensuite, les questions sont souvent les mêmes : « trop d’info, tue l’info », comment je fais le tri ? Faut-il communiquer partout ? Tout le temps ? Pourquoi ? Et pour dire quoi ? A qui dois-je m’adresser ?

C’est la raison pour laquelle nous travaillons à clarifier les objectifs de communication – quel message ? Quelle cible ? Quel canal ? – et à mettre en place de bonnes pratiques. Nous encourageons les échanges, les études de cas réels, toujours riches en expériences.

Quels sont les grands leviers de communication aujourd’hui selon vous ? La lisibilité ? Le contenu ? Le format ?

SC : On ne le dira jamais assez : le fond et la forme sont indissociables, en d’autres termes le « paquet cadeau » est aussi important que le message. C’est pourquoi, nous mettons l’accent sur le titre, l’accroche, les légendes des images, les liens hypertexte. Vous le mentionniez plus tôt, le contexte d’ « hyper communication », nous incite à zapper de plus en plus, ces éléments du message seront d’autant plus utiles à la visibilité et la compréhension dudit message.

Ensuite, quel que ce soit le type de communication (orale ou écrite ; mail, PowerPoint, tweet…), il s’agit toujours de déterminer un angle, une actualité, une hiérarchie de l’information ; de s’assurer que l’on communique sur une action et non sur une intention d’action et enfin, de communiquer de façon « simple, sérieuse et accessible », on évite le jargon notamment et il est plus que recommandé de tester la communication sur un/des lecteur(s).

Avec la multiplicité des youtubeurs, blogueurs et la transformation profonde de la presse, sommes-nous tous amenés à devenir des « journalistes » d’une certaine manière ?

SC : Une chose est sûre, nous communiquons de plus en plus et tout salarié aurait intérêt à se former un minimum à la communication ne serait-ce que pour vendre ses idées, son travail, mettre en valeur son équipe, développer des compétences transverses…

Avec les réseaux sociaux, les employeurs devraient envisager de sensibiliser voire d’accompagner les salariés dans leurs communications de tout type car nous sommes tous des communicants potentiels !

Il demeure néanmoins une différence majeure et fondamentale avec le métier de journaliste, même si en effet, nous employons des pratiques similaires ; le communiquant apporte un seul point de vue, celui de son entreprise, tandis que le journaliste professionnel cherche tous les points de vue. Celui de l’entreprise, mais aussi celui des concurrents, des opposants, etc.

 

*Sources Google et IDC Institut, IDC acteur/leader majeur de la recherche sur les TIC (livres blancs, études de marché…).

« Données, le vertige », article paru dans Libération en 2012, rubrique science.

 

** Sophie Cambazard

Elle est spécialiste de la communication en entreprise, expertise acquise au travers de sa formation puis de ses expériences au sein de la presse quotidienne : LE QUOTIDIEN du Maire, LE SPORT, LE PARISIEN soit 23 ans de journalisme. Depuis 2005, elle a créé une association de professionnels de l’information, de la communication et des arts dont elle est directrice, et pour laquelle elle réalise des missions de conseil et de rédaction. Elle forme, par ailleurs, aux divers aspects de la communication, en particulier la communication de crise et le « Media Training : argumenter de façon convaincante devant un public de clients, de journalistes, de partenaires et/ou d’opposants »…

 

Formations associées :

■ Ecrire à la manière journalistique

Rédiger des titres et des accroches efficaces

■ Media training : maîtriser vos entretiens avec les journalistes

■ Maîtriser les règles de l’écriture plurimédia

Share Button

Cette entrée a été publiée dans Communication, Réseaux sociaux, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Commentaires

2 réponses à Infobésité : développez les bons réflexes en communication !

  1. Ping : Communication de crise, les bonnes pratiques | Le blog de la formation management

  2. Ping : Droit à la déconnexion : c’est bien mais concrètement, c’est quoi ? | Le blog de la formation management

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*